Illustratrice

Il y a déjà quelque temps, j’ai illustré un conte pour enfant écrit par une amie…

Le voici en version raccourcie !

La page de garde : (puis je mets les textes suivis de l’image à laquelle ils se rapportent)

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Il était une fois, dans un pays très lointain, sur une île surnommée « papillonaga », car des papillons de toutes les couleurs la survolaient de long en large, vivaient des centaines d’hérissons, tous aussi mignons les uns que les autres.

Chaque hérisson avait son métier. Par exemple, Bambou, le cuisinier, tenait le restaurant du village, « Au Héricoin gourmand ». Les villageois aimaient beaucoup sa cuisine et son restaurant affichait complet tous les jours.

En face le restaurant se trouvait l’école du village. Maître Jannot était leur instituteur et les hérissons l’aimaient beaucoup.

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Pilipon était un tout petit hérisson qui enviait ses camarades car il était le seul à posséder des épines tellement fines et minuscules qu’on ne les voyait presque pas, à son grand désespoir.

Il se demandait pourquoi, lui, si doux et affectueux, avait-il reçu de
la Nature un duvet si fin qu’il paraissait presque invisible, alors que Barnabé possédait le plus bel habit d’épines de tout le village, malgré sa méchanceté et son égoïsme ?

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Pilipon décida de s’adresser au grand sage du village, Wapitou. Peut être pourrait-il arranger le problème de Pilipon.

Celui-ci lui dit : « Mon petit, tu dois accepter ce que la nature t’a donné. Si tu es fait ainsi c’est sûrement parce que tu auras une tâche particulière à accomplir. A toi de la découvrir. Dis toi que si les papillons avaient tous la même couleur «  Papillonaga » serait bien triste et monotone. »

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Cette réponse ne convenait pas tout à fait à Pilipon. Tristement, il se dirigea tout près de la rivière. Il s’assit sous un arbre, et observa les nuages s’étirer dans le ciel. Pensif, il ne remarqua pas la présence de Florie, la petite fée des flots.

Florie n’aimait pas voir les petits hérissons tristes.Elle s’approcha de lui et du bout de sa petite baguette magique, elle déposa une toute petite goutte de joie sur son joli front. Alors, le petit hérisson se mit à rire, à rire, à rire si fort que toute la forêt pouvait l’entendre.

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Non loin de là, Arno, Pompon et Zoé construisaient un bateau. Ils voulaient partir à l’aventure en remontant la rivière jusqu’à l’île interdite. Wapitou avait averti que cette île était très dangereuse. Depuis qu’un groupe de scientifique était parti dans cette île et n’en était jamais revenus. Mais nos trois amis voulaient découvrir le secret de cette île et devenir ainsi les héros du village.

Les éclats de rire arrivèrent jusqu’à eux.

« Je crois reconnaître la voix de Pilipon » s’écra Arno.

« Allons à sa rencontre pour ne pas qu’il découvre notre secret » répondit Zoé.

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«  Tiens, Pilipon, demanda Zoé, que regardes-tu ? » Il désigna les nuages. Celui que préférait Pilipon était celui qui ressemblait à un bateau car il pouvait s’imaginer à bord partant à l’aventure avec ses amis. Comme Pilipon parlait si bien d’aventure, ses camarades décidèrent de tout lui dire à propos de leur expédition : «  nous partirons à l’aventure avec toi sur l’île mystérieuse. Nous construisons un bateau, viens le voir. ».

« Je voulais partir aussi à l’aventure, et j’ai réparé le bateau de mon grand père. »

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Le lendemain matin, dans la cour de récréation, les quatre amis parlaient discrètement de l’aventure qu’ils allaient vivre. Il ne fallait  rien oublier, provisions et trousse de secours…. Banabé les observait et se demandait ce qui se passait. Ils devaient lui cacher quelque chose, c’était certain  et il voulait à tout prix savoir quoi.

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A la sortie de l’école, Arno et ses amis se rendirent chez Pilipon. Ils n’avaient pas remarqué que Barnabé les suivait.

Pilipon leur montra le bateau de son grand père. Arno, Pompon et Zoé étaient très contents. Ils décidèrent d’appeler le bateau « l’intrépide » car c’était un peu ce qu’ils étaient.

Barnabé avait surpris toute la conversation et était bien décidé à passer à l’action. «  Qu’ils le veuillent ou non, moi aussi je partirai avec eux. C’est un grand chef comme moi qu’il leur faut pour diriger les opérations ».

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Le jour du grand départ est enfin arrivé.

 « Si Barnabé avait su ce que nous préparions, s’exclama Arno, il serait vert de jalousie ! Je pense à la tête qu’il va faire lorsque le grand sage nous remettra la médaille des héros de l’île.  » Alors qu’ils parlaient, Pilipon rangeait les derniers sacs de nourriture. En soulevant la bâche il aperçut une tête bien connue : celle de Barnabé !

« Vous êtes surpris, s’écria t’il. A compter de ce moment, je serai le seul chef à bord du bateau. Vous pensiez peut-être que je n’étais pas suffisamment rusé pour découvrir vos projets ! C’est moi que l’on décorera à notre retour  ! » Barnabé savourait sa victoire

 « Ecoutez, déclara Pilipon discrètement à ses camarades, nous allons lui laisser croire qu’il est le seul maître à bord car maintenant il est trop tard pour le faire descendre du bateau et ils firent mine d’acquiescer l’ordre de Barnabé : « D’accord, tu as raison, tu es bien le plus fort, s’écria Arno, avec un chef comme toi, on ne risque rien! Notre protection est assurée.»

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Trois journées s’étaient écoulées depuis que les enfants avaient quitté l’île et les habitants de Papillonaga étaient très inquiets. Tout le village avait été fouillé jusqu’à son moindre recoin, en vain.

Wapitou, le grand sage, prit la parole :  « Il me semble impossible qu’ils aient pu remonter la rivière, car vous auriez remarqué la disparition d’une des embarcations du village. Nous allons continuer les recherches mais je suis certain qu’ils ne tarderont pas à rentrer. Tant qu’ils ne se trouvent pas sur la route de l’île interdite, ils ne risquent rien car Papillonaga est sous la protection des fées de la forêt. »

Wapitou ignorait qu’un bateau manquait à l’appel. En effet, personne n’avait pensé au navire du grand-père de Pilipon.

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A bord de  L’Intrépide, nos petits hérissons dégustaient paisiblement quelques feuilles de cerisiers. Banabé se tenait à la barre et se comportait en bon capitaine. « Allez, debout moussaillons  ! s’écria t ’il, Terre en vue  ! Nous arrivons certainement sur l’île interdite  ! » Tous se levèrent et virent des formes rocailleuses cernées par un épais brouillard. En s’approchant, ils découvrirent d’étranges aux visages tournés vers le ciel. Ils avaient des yeux globuleux et des faces arrondies. Ils « taient posés sur de hautes pierre striées qui pouvaient représenter de longs cheveux. Tout ceci n’était pas rassurant. Les petits hérissons se mirent en boule, pour se proteger.

« Nous allons bientôt accoster, tenez vous prêts ! » ordonna Barnabé. Pilipon ne disait rien. Ses petites épines frémissaient et il se contentait d’obéir aux ordres de Barnabé.

« Et si nous retournions chez nous, notre île me manque et mes parents aussi ! » suggéra Zoé. Et Pilipon se surprit à répondre : « Avec un chef aussi costaud que Barnabé, nous ne risquons rien, ne nous laissons pas impressionner par de simples rochers ! ».

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Ils venaient juste de jeter l’ancre lorsque apparurent d’étranges créatures qui assaillirent LIntrépide. Ils ressemblaient exactement aux personnages sculptés aux abords de l’île. Leurs visages étaient ronds et massifs et de longs cheveux fourchus et frisottés venaient toucher leurs pieds.

Ils capturèrent les petits hérissons et, très sauvagement, saccagèrent leurs bateau. Barnabé sanglota et dit en en tremblant : « Ils vont certainement nous manger, nous dévorer tout cru ou même encore nous faire griller ! Que sommes nous venus faire ici ? Quel plan ridicule ! Pilipon, par ta faute, nous allons tous finir dans l’estomac de ces affreux personnages ! »

Arno, Pompon et Zoé lancèrent à leur tour un regard noir et plein de reproches à Pilipon.

Chaque hérisson fut observé très minutieusement. Contrairement à Pilipon,  Barnabé  avait beaucoup de succès. Les étranges créatures appréciaient son allure et caressaient ses longues épines avec satisfaction.  Pilipon ne semblait pas leurs plaire. Tout à coup il se sentit soulevé et jeté à l’eau

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Tellement surpris Pilipon crut se noyer. Il se hissa hors de l’eau avec difficulté et se mit à l’abri sous un arbre. Il sécha ses petites épines en les frottant contre l’arbre et se mit en boule, comme pour se réchauffer. Il tremblait de tout son corps et pleurait à gros sanglots.

 

 

 

Perchée tout en haut de l’arbre se tenait Florie, la petite fée des flots. Pilipon ouvrit les yeux et aperçut la jolie petite fée qui lui souriait. « Ne t’inquiète pas, Pilipon, lui dit-elle, nous allons sauver tes amis. » Florie lui raconta comment les gnomes utilisaient les épines des hérissons pour fabriquer des peignes, et plus celles-ci étaient longues et drues et plus elles intéressaient les créatures aux longs cheveux. Ce qui expliquait pourquoi on s’était débarrassé de lui.

 

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Pilipon fut à la fois triste et rassuré car ses amis n’avaient pas été dévorés comme ils l’avaient tous imaginé mais sans leurs épines, ils étaient nus et sans protection. Florie avait un plan qu’il écouta attentivement.

 

 

D’un coup de baguette magique, Florie fit apparaître de magnifiques épines sur le dos de Pilipon. Exactement celles dont il avait toujours rêvé. Mais elles étaient spéciales. Pilipon devait les offrir aux gnomes et en échange exiger la libération de ses amis hérissons. Il devait faire en sorte qu’on lui arrachât toutes les épines sauf une. A chaque épine arrachée, un gnome perdrait ses cheveux. La dernière épine qui lui resterait lui permettrait d’exaucer un vœu. D’un second coup de sa petite baguette, Florie lui enseigna le langage des gnomes et répara L’Intrépide. 

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Il retourna sur l’île où les gnomes le capturèrent de nouveau. Dans leur langage, Pilipon leur expliqua qu’il venait offrir ses épines au chef de leur tribu. Le chef accepta de monnayer les épines contre la libération des hérissons. Après tout, c’était un bon échange et ils auraient peut être à l’avenir la possibilité de faire de nouvelles affaires. Pilipon demanda à ce qu’on lui laissât une seule épine, condition nécessaire à la repousse des autres épines qu’il pourrait prochainement leur fournir.

 

 

Quelle magnifique nouvelle pour les gnomes ! Ils allaient pouvoir réaliser un grand nombre de peignes et vivre en paix.

 

 

 

Pilipon fut remercié pour le don de ses épines. Il fut l’invité d’honneur de la fête du feu où Pilipon retrouva son oncle Bernie et les scientifiques disparus ainsi que ses amis : Arno, Pompon, Zoé et Barnabé. Tous avaient des mines désolées et tristes. Sans leurs épines, ils se sentaient nus et honteux, incapable de retourner sur leur île. Ils préféraient continuer à servir les gnomes plutôt que revenir dans un tel état.

 

 

Pilipon déclara : «Nous rentrerons tous chez nous, peu importe l’apparence que nous avons aujourd’hui. Nous retrouverons nos familles qui nous accepteront tels que nous sommes. Notre île aux papillons me manque, et même sans épines nous sommes toujours des hérissons ». Tous décidèrent d’embarquer aussitôt, pendant le sommeil des gnomes.

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Le lendemain, lorsque les gnomes s’éveillèrent, des cris se firent entendre de part et d’autre du village. En effet, il s’était produit un événement incroyable. Tous les gnomes sans exception avaient perdu dans la nuit leurs longues chevelures. Affolés, ils s’étaient rassemblés autour de leur chef qui ne sut comment expliquer ce qui venait d’arriver. Aujourd’hui ils se trouvaient sans cheveux, le crâne nu et leurs faces paraissaient encore plus joufflues.

 

Leur chef poussa alors son cri de guerre qui les arrêta net. Finalement, les gnomes réalisèrent qu’ils avaient été libérés du poids de leurs cheveux et que ça n’était pas une si mauvaise chose. Au contraire, ils pouvaient enfin se mouvoir sans que rien ne puisse les gêner. Ils étaient enfin véritablement libres. Quelle sensation merveilleuse !

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A bord de LIntrépide, les hérissons voguaient silencieusement vers Papillonaga.

 

Lorsque tout le monde fut couché, Pilipon s’isola et arracha sa dernière épine. Il devait formuler son vœu mais ce fut une opération très délicate.

 

Que pouvait-il bien demander ? Il pensa qu’il pouvait demandait les épines dont il rêver depuis toujours mais cela ne le satisfaisait pas pleinement. Il regarda autour de lui et vit ses amis couchés sous leurs couvertures, grelottants. Sans hésiter il formula son vœu : «Je souhaite que tous les hérissons retrouvent les épines qu’ils avaient avant ».

C’est alors que ses petites épines réapparurent, aussi minuscules qu’autrefois. « Finalement ces petites épines ne me vont pas mal du tout, songea t’il » et il se coucha, rassuré et confiant, le sourire aux lèvres.

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Le lendemain matin, les hérissons s’éveillèrent avec des cris de joie. Non seulement leurs épines avaient repoussé mais en plus ils se rapprochaient de Papillonaga. 

« Nous sommes de retour ! s’exclama Barnabé.

 

Lorsqu’ils accostèrent, les hérissons furent accueillis par Wapitou et les habitants du village.

 

Ces belles retrouvailles furent célébrées au « Héricoin gourmand » où Bambou leur mijota un festion mémorable. Wapitou fit un sermon dans lequel il n’encouragea pas les futurs aventuriers à de telles escapades, mais on pouvait voir qu’il était fier de remettre aux cinq petits hérissons la médaille des héros de Papillonaga.

 

 

Plus tard, les scientifiques firent leur rapport sur l’île interdite et Pilipon confia à Wapitou comment la magie de Florie l’avait aidé à secourir ses amis. Pilipon avait grandit et ses épines avaient fortement poussé. Il avait épousé Zoé et ils avaient eu deux petits enfants aux minuscules épines. Lorsque ceux-ci se lamentaient, Pilipon leur racontait l’histoire du « petit hérisson aux épines magiques », ce qui les consolait aussitôt.  

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Un commentaire

  1. marjoledino dit :

    Eh bien je suis agréablement surprise, ils sont jolis tes dessins ! Et si en plus c’était il y a 10 ans, aujourd’hui tu vas faire des chefs d’oeuvres ! lol !!
    Je n’ai pas le temps là de lire le conte pour me rendre bien compte, mais dès que je peux je le fais et te tiens au courant.
    Bravo en tous cas car mine de rien ça doit être du boulot !
    Gros bisos
    de rien Marjo, fallait que tu te fasses une idée ! ils ne sont pas parfait mais je m’étais régalée à les faire! Pour ton conte, je cherche encore des formes, des lieux ,des couleurs, ça va venir !!!

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